Le best of de l'AFE de MARS PDF Imprimer Envoyer

Le fil rouge de tous nos débats, des auditions de responsables de l’administration, de nos entretiens aura été la «contrainte budgétaire… le nécessaire effort du ministère des Affaires Etrangères et Européennes au redressement des finances publiques».L’équation est difficile : comment faire mieux et plus avec moins! Moins de moyens et moins de personnel pour une communauté française qui augmente en nombre , dont les besoins évoluent  et qui se paupérise?

 

Les solutions déjà en cours ou évoquées, en matière d’action sociale, de formation professionnelle ou d’enseignement français à l’étranger, entrent toutes dans une seule logique: moins d’état.

Et la piste indiquée (et parfois nécessaire, soyons honnêtes), est le recours à l’imagination et à la créativité : il faut trouver des solutions de remplacement à coût zéro pour le budget de l’état.

Car si certains ont pu penser que les efforts étaient suffisants, il n’en est rien ! après la RGPP 1, arrive la 2 (plan triennal 2011-2012-2013) et , entre les deux , la loi de finances rectificative ( ce qui était considéré comme acquis pour 2010 ne l’est pas totalement !)le grand emprunt annoncé par Nicolas Sarkozy, mesure phare destinée à redresser nos finances publiques, a un coût: celui des intérêts. Et tout le monde va payer sa part.

Il n’est même plus question de demander une meilleure protection sociale pour les français de l’étranger, tant les énergies sont mobilisées pour tenter non pas de préserver les acquis (puisque l’aide sociale stagnait depuis plusieurs années) mais de juguler la réduction pour les trois années à venir. Chacun d’entre nous, associations, élus,….responsables du Ministère des Affaires Etrangères, se demande ce qui l’attend.

Une lettre de la commission permanente des affaires sociales de l’Assemblée des Français de l’Etranger a tout de même été adressée au Président de la République, demandant une rencontre.

Nous resterons vigilants, bien entendu, continuerons à nous battre pour protéger les plus fragiles et sensibiliser nos parlementaires afin qu’ils relaient nos inquiétudes ;  notre groupe d’élus  Français du Monde ADFE  est solidaire et actif et il faut souligner, en outre, que nous sommes amenés à faire partager à nos collègues «  de l’autre bord » un certain nombre de nos analyses et conclusions…

Martine DJEDIDI

Verbatim des petites phrases et des formules qui donnent le ton (en préservant l’anonymat des auteurs)

Vous avez de la chance, l’état français fait beaucoup pour ses ressortissants à l’étranger, les italiens sont moins bien traités

La gratuité n’est pas gratuite pour tout le monde

Les EGD ( établissements en gestion directe de l’AEFE) doivent rester l’exception

Il faut sortir par le haut des difficultés actuelles